Chapelle du Saint-Esprit dans l'église de Saint-Agricol Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

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Jusqu'à la fin du XIVe siècle, l'aumône de la Fusterie ne possède pas d'autre chapelle qu'un luminaire, devenu un petit oratoire sous le titre de Notre-Dame du Salut. Le legs de Guilhem Vial permet aux confrères en 1391 de faire construire une chapelle, ce qui se fit dans le cimetière de l'église Saint-Agricol, contre le mur de l'église ; on plaça à la voûte les armes de la confrérie, une herminette, et sur une pierre on grava une inscription en souvenir du bienfaiteur. La chapelle de l'Aumône, placée sous le double vocable de la Vierge et du Saint-Esprit, fut inaugurée à la mi-carême de 1392. Peu après, les confrères furent contraints de faire aménager une avancée de toiture couvrant l'entrée de la chapelle et celle de l'église. En janvier 1397, des vitraux sont commandés aux peintre verrier Bertrand de la Barre.

Un siècle plus tard, en 1485, à la faveur de travaux d'agrandissement de l'église Saint-Agricol menés par le chapitre, la chapelle de l'Aumône fut totalement incorporée dans la collégiale, immédiatement à droite du nouveau portail d'entrée. Le peintre Guillaume Grève exécuta pour l'Aumône de la Fusterie un grand retable représentant la descente de l'Esprit-Saint sur les apôtres ; ce tableau, placé au maître-autel de la chapelle, fut déplacé à l'époque contemporaine dans le chœur de l'église. Un nouveau retable et maître-autel furent réalisés par les confrères au XVIIIe siècle.

On peut se reporter à la notice sur la chapelle du Saint-Esprit , rédigée dans l'inventaire de 1700, p. 502.

Sources complémentaires hors archives départementales de Vaucluse

Une source précieuse pour connaître l'état de cette église avant la Révolution est le manuscrit du chanoine de Véras qui recense les inscriptions et épitaphes qui l'ornaient (bibliothèque municipale d'Avignon, ms.1738)

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